Me voici
enfin vraiment parti !
Au
bout d’une demie heure une petite voiture s‘arrête .Une vielle 205 blanche avec
à son bord un homme de la même condition. C’est un petit monsieur aux cheveux
grisonnant, avec un visage lumineux et bienveillant : Jean-François. Il débarasse
le fouilli entreposé sur le siège passager, et me demande où je vais (malgré ma
pancarte stipulant « peut importe »). Je lui réponds donc « peu importe »,
pendant qu’il me raconte qu’il sort du sport, raison qui explique le tas de matériel
sur le siège. Il m’indique alors qu’il rentre à son domicile, à Cagnes. La
discussion va bon train. On parle de stop, de mon voyage. On parle surtout de
lui, un personnage passionnant qui a fait beaucoup de stop étant plus jeune et
a arpenté le monde. Il continue aujourd’hui, par le biais de son métier d’infirmier,
de voyager lors de missions humanitaires. Il fait un petit détour pour m’arranger
et finit par me déposer sur une route nationale en me disant que ce sera
sûrement mieux. Je me rends compte qu’il n’a pas forcément saisi le concept de
mon projet quand il me conseille, avant de me quitter, de faire un plan de mes
prochaines escales.
Arrivé
à Cagnes, j’attends deux heures, et une camionnette blanche s’arrête. Un homme,
la trentaine, les cheveux long, que l’on pourrait assimiler à un hippy, qui se
sert de cette fourgonnette toute aménagée pour faire de grands voyages avec sa
femme et ses enfants. Il allait justement les chercher à la gare d’Antibes. Je
monte à bord. Il me raconte qu’il a aussi fait beaucoup de voyages, dont pas
mal en stop. C’est très intéressant, il est assez sportif et fait de grandes
marches dans les Pyrénées. Il m’explique les coins à voir dans les environs et
me montre des photos de ses enfants, que je rencontrerai furtivement lorsqu’il
me déposera à Antibes.
Premier
point intéressant pour mon étude, c’est qu’il ait aussi fait du stop plus
jeune, comme beaucoup des automobilistes qui s’arrêteront pour m’emmener.



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