dimanche 9 juin 2013

Cannes la galère

On me dépose à Cannes. Il doit être 19h. Je me ballade un peu dans tous les sens pendant longtemps. Je vais voir le foyer de jeunes travailleurs, qui finalement est plein. Je vais sur la croisette. Je vois les préparations du festival. Je rentre dans un hôtel 4 étoiles pour leur demander une carte de la ville. Je continue à avancer, et comme je ne sais pas où dormir je plante ma tente sur la plage.

Il y a beaucoup de gens qui passent et de voitures. Sur la croisette il y’a plein de blondes américaines qui disent toute « And i was like… Oh my godness ! ». Ridicule. Tout ce brouhaha, plus les lampadaires, m’empêchent de dormir. Il y a même des gens qui ont essayé, plus tard, de faire des sexualités à côté de ma tente, alors qu’ils avaient bien vu que j’étais là, et que la plage était immense. Je les ai dégagés.  J’appelle Marwa, qui ne répond pas. Je vais me baigner. Je prends la douche sur la plage vers minuit. Je fais des dessins énormes, énormes, énormes, sur le sable. Je parle avec un mec pour lui demander si mes dessins sont lisibles, au milieu de la nuit, et nous discutons un peu. Malheureusement le matin, alors que je voulais prendre les photos, ils avaient nettoyé la plage et mes dessins avec. Quand je me suis réveillé j’ai parlé avec les gens qui nettoyaient, ainsi qu’ avec un mec qui cherchait des pièces avec un détecteur de métaux.

Le lendemain matin je vais me poser dans un parc rapidement pour réflechir à mon programme, et le temps que je m’assois, une dame, qui me prend pour un sdf vient me parler. Il suffit que je lui dise que je ne suis pas SDF pour qu’elle disparaisse à une vitesse extraordinaire.

Il y’avait dans la ville, plein de vieilles blondes peroxydées qu’on ne saurait différencier les unes des autres et des vieux monsieur habillés comme des macs des années 60 aux états unis. On sent le festival de Cannes approcher.



J’ai voulu partir et personne ne m’a pris, j’ai beaucoup marché, j’ai fait un très grand tour autour de Cannes à pied, je suis arrivé dans un autre village, puis je suis revenu par Cannes nord. Il faisait très lourd, c’était horrible, personne ne me prenait en stop, il y avait des gens qui passaient en vélo et ne me répondaient même pas quand je leur adressais la parole. J’étais complétement perdu. Je suis arrivé épuisé au camping du Canet, après avoir grimpé une immense côte.  

Cette nuit-là je dors en face du camping, car j’arrive trop tard pour y entrer, et je meurs de soif. Le lendemain matin, pour charger mon téléphone, j’entre dans un bar gay, et les gens sont gentils à part de vieilles dames qui parlent comme dans un épisode de Desesperate Housewives. Je retourne sur la croisette.
Je me suis assis en face d’un hôtel car j’étais fatigué de marcher. Des vigiles sont sortis, me dire que je n’avais pas le droit de rester là, alors même que je n’étais pas dans l’hôtel, mais sur le banc en face. J’étais trop épuisé pour réagir et m’énerver.

J’ai passé trois nuits à Cannes. Peu d’échanges finalement. Je me suis rendu compte que mon projet, c’était une galère programmée. Personne ne voulait me prendre en stop. La première fois, j’ai attendu qu’on me prenne en stop, et marché pendant 7 heures, il n’y a pas eu une personne, qui se serait arrêté, ne serait-ce que pour 200m. Rien ! Alors qu’il y avait pas mal de trafic. Quand je me promenais dans la ville, les gens me regardaient bizarrement. Les jours suivant, ce fut pareil, jusqu’à ce que quelqu’un m’amène à Marseille.

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