Quand
je pars de Montpellier pour la deuxième fois je marche longtemps. Il y a un
coin où, dès que je pose mon sac, quelqu’un me prend. C’est un petit rebeu très
gentil, pas si petit que ça. Il travaille dans le bâtiment. Il m’emmène jusqu’à
Fabrègues. Je visite rapidement puis me remets en route. Je marche en tendant
le pouce. Au bout de pas très longtemps un petit vieux avec un gros accent s’arrête.
Je rentre dans sa voiture. Il parlait mais je n’écoutais pas trop, j’étais
fatigué.
Il m’expliquait
plus ou moins là où quelqu’un s’était blessé, en mettant sa main sur ma jambe !
Je le regarde de manière méchante « tu ne le sais pas encore, mais tu es
déjà mort ! ». Il dit, « je te montrais, c’est tout » avec
son accent qui roule. Il recommence un peu plus loin, sans aucun alibi. Je lui
explique alors que je préfère les Madame, ce
quoi il répond un « Je suis pas pédé moi non plus, j’ai une femme !
Seulement, j’aime bien caresser… » toujours avec son accent caricatural. J’essaie
de ne plus lui parler pendant le trajet. Juste avant de me déposer, il récidive. J’ai
eu très peur.
Heureusement,
quelques temps après, un camioneur, bien moins lubrique, et très gentil me
prend stop. Il se dirige vers le Portugal, chargé de bouteilles vides. Il a
énormément voyagé avant, quand travaillait dans les bateaux. Il s’appelle Alfredo.
On a beaucoup parlé, de Marseille, de la France, et du Portugal et c’était trop
cool. On s'arrête à la sortie Ouest de Béziers pour sa pause, d'où une dame m'a conduit au centre ville. J'ai galéré à trouver où dormir, j'ai demandé à un domaine l'autorisation de planter ma tente au milieu des vignes.

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